A la rencontre de Grégory Fournier

Qui se cache à la tête de l’entreprise Plassard ? Grégory Fournier raconte son parcours, ses sources d’inspiration et ses coups de coeur !

 

 

 

Le parcours

D’où êtes-vous originaire ?

Je suis né dans le Beaujolais et j’ai fait mes études supérieures à Lyon, puis Troyes, à l’Ecole Supérieure de Commerce.

Quel a été votre parcours professionnel avant le rachat de l’entreprise Plassard ?

J’ai commencé ma carrière dans la grande distribution, chez CARREFOUR, où je suis resté pendant 7 ans. Puis, le grand saut ! L’entreprenariat ! J’ai créé une société qui fournissait la grande distribution en petit électro-ménager premier prix ; cette aventure a duré 13 ans. Durant ces années, j’ai appris à travailler en équipe et à avoir l’humilité d’engager des personnes plus compétentes que moi dans leur domaine d’expertise. J’ai appris à être à l’écoute des clients, pour leur simplifier la vie et à être créatif, pour me démarquer des concurrents.

La rencontre

Pourquoi avoir décidé de changer d’univers et de jeter votre dévolu sur une entreprise … de laines à tricoter ?

Je me suis mis en quête d’une société avec une âme, une histoire, des produits innovants où la notion de qualité était importante. PLASSARD réunissait ces critères, ce d’autant plus que j’ai toujours été passionné par l’art du fil. Je me suis très bien entendu avec Anne Plassard, qui était à la tête de l’entreprise familiale depuis plus de 20 ans et la rencontre avec les équipes, attachées à leur entreprise et à leurs produits, a fini de me convaincre.

Plassard aujourd’hui et demain

Comment définiriez-vous Plassard aujourd’hui ? Et demain ?

PLASSARD est en grande mutation, tout comme le commerce en général et le tricot en particulier. C’est aujourd’hui une entreprise qui vend des fils à tricoter, plutôt fantaisie dans un segment moyen-haut de gamme, via un réseau de détaillants traditionnels. La marque devra demain être clairement identifiée dans son style et proposer des produits autour du fil à tricoter, source de bien-être et de satisfaction personnelle. Ces produits devront pouvoir être proposés à des canaux de distribution variés, et pas seulement à des magasins spécialisés de centre-ville.

L’entreprise travaille actuellement à redéfinir ce que l’on appelle « le territoire de marque ». Il est encore trop tôt pour énoncer les pistes mais la modernisation de l’image, la digitalisation et la constitution de gammes plus naturelles, biologiques sont des chantiers incontournables.

Boutiques ou digital ? ou boutiques et digital ?

Il n’y a pas d’exclusive. Boutiques et digital ! Les clients veulent voir, toucher, acheter et se faire livrer partout, tout le temps et facilement. La boutique, notamment dans notre métier, attaché au contact, au toucher et au conseil, aura toujours sa place mais il faut la doubler d’une offre digitale pour satisfaire la clientèle. C’est un gros challenge pour nous tous. Et une magnifique opportunité.

 

 

 

Confidences

Racontez-nous votre quotidien de président des laines Plassard…

Chaque matin, je commence par lire la presse spécialisée. Un rituel qui m’apprend beaucoup.

La moitié de nos équipes étant en dehors du siège social – nous avons 5 magasins en France, des commerciaux sur les routes et notre directrice artistique à La Rochelle -, nous organisons donc des réunions téléphoniques hebdomadaires. Le lundi matin est dédié à la réunion avec les commerciaux et mes associés ; le mardi après-midi j’échange avec les équipes du siège ; le jeudi matin, je m’entretiens avec les responsables de magasins et la directrice artistique.

J’appelle chaque jour 2 merceries clientes, afin de mesurer le niveau de satisfaction et pour discuter du marché.

Le reste de la semaine est ponctué par des réflexions et réunions sur des sujets divers, comme la mise en place du site pour les professionnels, le lancement de la nouvelle gamme bio ou le thème de la prochaine newsletter. Et il y a, bien-sûr, tous les imprévus à gérer.

Votre fil préféré, dans la nouvelle collection ?

ALGASOIE ! Sa légèreté me donne l’impression de tenir un fragment de nuage et sa douceur est incomparable, grâce au mélange d’Alpaga et de soie. Les coloris sont, de plus, vraiment magnifiques.

Quelle est la marque (tout secteur confondu) dont l’évolution vous inspire le plus aujourd’hui ?

En ce qui concerne le style et la direction donnée à l’entreprise, je dirais que Vuitton est un exemple. Dans le domaine du service clients et du concept marketing, Nespresso reste pour moi la référence. Enfin, en termes de fluidité du parcours clients, il faut avouer qu’Amazon réussit à supprimer tous les points de friction et à se rendre indispensable, en dépit des polémiques et des craintes qui entoure la marque.

laines Plassard Alpaga et soie

2 réflexions au sujet de « A la rencontre de Grégory Fournier »

  1. Un bel article et de jolies valeurs pour une entreprise qui fête ses 140 ans cette année … Je ne sais pas si l’entreprise est inscrite au patrimoine vivant mais elle le mérite !
    Les couleurs de l’Algasoie sont magnifiques … elles donnent envie de se mettre au tricot.

  2. Merci chère Nathalie ! C’est toujours un plaisir de vous compter parmi nos plus fidèles lectrices !
    Quant à l’Algasoie… ce fil est une pure merveille, oui !
    A très bientôt

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